20 minutes "On s’est bien calmés", Jul'10

15 juillet 2010
par Sandra Imsand


Placebo n’a plus rien à prouver à personne. Avec ses titres phares comme «Nancy Boy», «Every You Every Me», «The Bitter End», «Meds» ou encore «Song to Say Goodbye» et ses 11 millions d’albums vendus à travers le monde, Brian Molko et sa bande sont définitivement entrés au panthéon du rock. Pourtant, les fans ont craint le pire en 2007, période de doute et de remise en question pour le groupe, qui a menacé d’imploser. Avec un nouveau batteur, Placebo a sorti l’an dernier «Battle for the Sun», l’album du renouveau. Fini l’image provocatrice de ses débuts. Le groupe s’est assagi et veut le faire savoir. Coup de fil avec le guitariste Stefan Olsdal.

Vous êtes en tournée depuis plus d’un an. N’éprouvez-vous pas de lassitude? 
Non. Nous sommes un peu vieux jeu, nous pensons que la scène, c’est l’essence même d’un groupe de rock. De plus, nous avons vécu des moments extraordinaires, comme ce concert à Kuala Lumpur, en Malaisie. La foule était tellement bigarrée, des hommes avec des turbans roses, des femmes voilées, des expatriés, des ados et tous reprenaient en chœur nos chansons. Le cliché de la musique qui rassemble les peuples a pris toute sa dimension ce jour-là.

Avez-vous vécu des expériences moins agréables? 
Oui, l’été dernier au Japon, nous avons dû interrompre la tournée suite à un malaise de Brian. Nous nous étions imposé un programme d’enfer et nos organismes n’ont pas supporté.

Vous êtes déjà venus à Rock Oz’ en 2000 et 2003. Quel souvenir en gardez-vous? 
Il y avait à chaque fois une bonne ambiance. L’amphithéâtre est vraiment magnifique. Quand on imagine que les Romains ont construit ce lieu il y a tant d’années, on se dit qu’ils savaient vraiment ce qu’ils faisaient! Si les pierres pouvaient parler, elles en auraient, des histoires à nous raconter.

Avez-vous changé depuis votre dernière venue à Avenches? 
Oui, bien évidemment. Nous sommes plus expérimentés, nous ne vivons plus dans un tourbillon permanent d’insécurité et d’excitation en ne sachant pas comment la journée se terminera. Nous nous sommes beaucoup calmés. Nous faisons beaucoup moins la fête qu’avant. Brian et moi en tout cas.

Pas votre batteur? 
Steve est encore nouveau dans ce milieu. Il est tout fou et se comporte comme un enfant dans un magasin de bonbons. Brian et moi, on se moque souvent de lui. Il nous fait rire avec son comportement d’excité.



Source: 20min